Histoire de l'île aux Dames

Cette rubrique de votre blog a pour objet de retracer l'histoire de l'île aux Dames. Nous y mettrons des photos de ce qu'était l'île aux Dames avant et après la construction du domaine.


A l’origine, l’île aux Dames s’appelait "Île des Dames" comme l’atteste l’extrait de la carte des chasses "levée et dressée" de 1764 à 1773 (photo n°1). Le petit village d’Aupec (*) doit son essor grâce à la présence de la Seine et aux nombreux marchands qui débarquent leurs marchandises au "Port au Pecq" (photo n°2 – Plan du village "Le port au Pecq en 1787" ) afin de les acheminer par chariot jusqu’à Paris et éviter ainsi des droits de péage importants.

Une carte de 1893 du service de navigation de la Seine (photo n°3) montre  "L’île Corbière et l’île des Dames". Le bras du Canada isole l'Île des Dames sur sa droite. Ce bras donnera plus tard son nom au quartier du Canada. Les péniches deviennent de plus en plus grandes avec un plus grand tirant d'eau. La loi du 3 mai 1841 améliore la navigation sur la Seine par la création d'écluses et de chemins de halage. C'est ainsi qu'en 1842, le "Bras du Canada" fut comblé à ses deux bouts afin de créer un chemin de halage (photos n°4 et 5). Ce ne fut que le 28 septembre 1931 qu'il  a été déclaré stabilisé, reliant ainsi officiellement l'Île aux Dames à la rive droite de la Seine.

De 1933 à 1942, l’Île Corbière recevait beaucoup de Parisiens et habitants des environs désireux de se baigner dans la Seine durant l’été (photo n°6 à 10). Il y avait alors une plage aménagée avec un plongeoir ainsi qu’un restaurant appelé « La Potinière » où était installée une piste de danse en plein air. Classée monument naturel en 1938, l’Île Corbière a été depuis rendue à la nature.

En 1934, la société « Eau et Soleil » ouvrit la plage-piscine du Pecq sur l’Île aux Dames (photos n°11 à 17). Elle était composée d’un bassin de 100 mètres de long avec une grande plage de sable, des plongeoirs, des tremplins, des jeux de plage et un bar-dancing (photos n°18 à 20). C’était la plus grande piscine d’eau douce d’Europe, elle était ouverte de mi-avril à mi-octobre jusqu’en 1962 où elle fut alors démolie pour la construction de ce qui est devenu le Domaine de l’Île aux Dames.  

Les premiers résidants reconnaîtront la plaquette promotionnelle du Domaine de l'île aux dames, éditée par le promoteur de l'époque (photos n°21 à 23). Nous pouvions y lire le commentaire suivant:

"Monsieur, Madame, ne dites pas si j'avais du temps, je ferais du sport, ne dites pas j'aimerais vivre à la campagne mais c'est perdre nos amis, Le Domaine de l'île aux dames, vos enfants y vivront mieux et vos amis vous y suivront.

Le Domaine de l'île aux dames est situé à 20 minutes de la gare St Lazare ... et bientôt à 11 minutes de l'opéra par le métro (1969).

Une réalisation pas comme les autres...
Vous pourrez y concilier vos occupations de citadins avec la vie calme et relaxante de la campagne. Des appartements avec le confort de la ville mais le calme de l'eau et de la forêt.
Tous les commerces à deux pas et des établissements d'enseignement tout voisins mais, dans votre résidence, une piscine olympique, un centre multisports et un sauna.

A 20 minutes de votre bureau monsieur, ou de vos amies, madame et trois golfs dans un rayon de 5 km, un club de voile chez vous.

Dans la banlieue la plus élégante de Paris, des appartements de grand luxe, à des prix très étudiés.

Un nouveau mode de vie et le meilleur des placements."

Les premiers appartements ont été livrés en 1967 (photo n°24).

Pour conclure cette rubrique, voici quelques photographies du Domaine de l’Île aux Dames.

(*) Le Pecq, autrefois Aupec, en latin Alpicum ou Alpecum, était déjà connu au milieu et même au commencement du  VII siècle. L’auteur de « La vie de St Erembert, évêque de Toulouse, décédé vers 670 , dit que le lieu « Villioli Curtis » était voisin d’une terre fiscale nommée Alpicum, située sur la Seine, dans le Pincerais....

Si vous désirez avoir plus d’informations sur l'origine de la ville du Pecq, faites un copier / coller du lien suivant sur votre URL (**): http://books.google.fr/books?id=WVUoAAAAYAAJ&pg=PA447&lpg=PA447&dq=alpicum&source=bl&ots=4txtrEzV8d&sig=5SkkMq4eOhJlMv3U75lxUnY-eLM&hl=en&sa=X&ei=6lK9U8XoA6_Z0QWbwIHICA&ved=0CC4Q6AEwAQ#v=onepage&q=alpicum&f=false

(**) Le sigleURL (de l'anglaisUniform Resource Locator, littéralement « localisateur uniforme de ressource »), auquel se substitue informellement le terme adresse web, désigne une chaîne de caractères utilisée pour adresser les ressources du World Wide Web : document HTML, image, son, forumUsenet, boîte aux lettres électronique, entre autres.

A vous maintenant de continuer à faire vivre cette rubrique . Vous possédez des documents, photos anciennes ou récentes de l’Île aux Dames et du domaine! alors envoyez les  à domaine.ileauxdames@orange.fr afin de les publiées sur le blog.

Mes remerciements à Hélène Duverger, André et Martine Liberge, Georges Melin, Josette Perret, Marie-Elisabeth Perricourt, Michel Pesneau, Hélène Samier-Durand, Jacques Sfiligoi , Jean-Paul et Marie-Jo Schlienger, Daniel Watelet pour leur contribution à la création de cette rubrique.

Sources utilisées: Le Pecq en cartes postales anciennes par Pierre Rannaud, Le Pecq Images d’autrefois et Le Pecq sur-Seine, mille ans d’histoire par l’Association Culturelle Artistique Littéraire Alpicoise, Historique et souvenirs du Pecq rive-droite par Henri Cholet et la mémoire collective de toutes et tous.